Pause digitale. C’est si triste sans facebook
Pause digitale. C’est si triste sans facebook

En juin dernier je suis allée consulter une naturopathe pour retrouver un équilibre. Je lui avoue que je n’ai plus de plus en plus de noms m’échappent. J’ai des trous de mémoire. Pas ceux que j’avais quand je faisais du théatre et qui me poussaient à retravailler mon texte. Des oublis de vieillesse? Déjà?

Je sais intuitivement pourquoi j’en suis arrivée là mais je veux me l’entendre dire, au cas où…Peut-être cette naturopathe va tout simplement me dire que quelques jours de vacances me permettront de retrouver une concentration et un mental à toute épreuve.

Hyperconnection Madame!

Moi qui suis très prompte à donner de précieux conseils aux personnes qui viennent me consulter; me voici l’autre, celui qui entend de vive voix qu’il a peut-être un rapport à son smartphone un peu problématique (déviant me semple trop fort quand même :-)).

Il est temps de bouger.  Je ne pensais être arrivée à ce stade de dépendance.

Ce sont aussi mes enfants qui m’ont permis de me décider. Facebook et watsapp m’éloignent d’eux. Je suis là sans être là. Mon cerveau est ailleurs, quelque part dans les discussions initiées sur un groupe ou les réponses données.

Je n’ai pas compté le nombre de fois où je consulte mes mails, watsapp ou facebook. Je ne suis pas sur Instagram c’est déjà ça.

Facebook j’ai commencé à y aller pour travailler, poster des articles, être lue, avoir plus de clients. et de fil en aiguille je me suis laissée embarquer pour finalement ne plus du tout y travailler. La magie de facebook! Grâce à facebook, je me tiens au courant ( je n’ai pas de télé). Je me sens aussi parfois moins seule. Le métier d’entrepreneur est solitaire; facebook me permet d’être en lien même si ce lien est virtuel. Je rencontre des gens et je découvre des choses. J’aime facebook :-).

 Avec une certaine appréhension, J’ai décidé de faire une pause au mois d’août. Ancienne fumeuse, je sais ce qu’est le manque. J’ai  peur  d’être en manque. Une petite  voix  intérieure  se  demande:  par  quoi  je  vais  remplacer?  vais-je  avoir  les  mêmes  symptômes  que  l’arrêt  du  tabac? Je me projète encore et encore. L’instant présent sera pour plus tard :-).

Et j’arrête. au début milles excuses se bousculent dans ma tête: et si je rate telle info, et si je n’ai plus de nouvelles de telle personne, etc… Mais je tiens bon. Je me rends compte que je ne sais plus ne rien faire. Dès que je n’ai rien à faire, mon premier réflexe est d’allumer mon téléphone. Pas cette fois. Je réapprends à ne pas faire. A simplement être là. Je suis en vacances et c’est assez facile finalement.

Nous sommes en septembre et toujours rien. J’y pense malgré tout de plus en plus. Je me rends bien compte que la reprise de mon quotidien très citadin est associée à mon envie d’être sur les réseaux sociaux. Je ne sais pas combien de temps je vais être abstinente :-). Peu importe. Ce qui est pris est pris. Je  laisse faire le temps.

Je n’ai plus de perte de mémoire. Je n’ai plus de problème de concentration.

Et je ne suis pas triste finalement

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